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LES DIANE SUR LES TERRAINS MILITAIRES - 2nd Edition - 2010

Elles récidivent ! Oui, le 12 décembre dernier les chasseresses étaient à nouveau invitées à se rendre à l’aube naissante aux Hauts de Hurlevent, plus précisément au terrain militaire d’Angevillers, grâce à l’invitation renouvelée du Commandant Thierry JOUVE.

Photo de groupe en fin de journée
Tirage au sort des numérosHeureusement un fléchage avait été mis en place jusqu’au portail monumental. L’endroit  est u n  peu sinistre avec des masures à l’abandon et la pénombre de cette fin de nuit. L’atmosphère change radicalement dès la porte du refuge poussée : une douce chaleur émanant de la cheminée centrale où crépite un feu, réconforte.

Le joyeux brouhaha rassure, une odeur de café invite à s’avancer… 

Nous nous lançons dans la cohue, les messieurs font le service, les dames goûtent brioc  hes et gâteaux, boivent du café en papotant (nul doute, nos hôtes savent recevoir). Il faut quand même s’astreindre aux formalités administratives, au tirage au sort des numéros, aux recommandations d’usage.

 

Puis le long convoi s’ébranle pour se rendre sur les lieux de la chasse par des chemins de forêt encore couverts de neige, les véhicules 4X4 sont indispensables.

Nous sommes sur le plateau des riantes côtes de Moselle.

A nos pieds s’étend la vallée en damiers verts et sombres d’où la neige a disparu. Au premier plan le village d’Entrange avec le carreau de la mine désaffectée Charles-Ferdinand en sentinelle. Le terrain est assez pentu, au point qu’à certains postes l’équilibre est précaire sans l’appui d’un arbre.

 

....Chacune à son poste prend contact avec ses voisines, étudie son environnement immédiat, calcule mentalement ses angles de tir, envisage l’endroit le plus propice d’où surgira la bête noire ou la gracile et bondissante bête fauve. Tout est en place, la longue traque peut commencer! Les hautes futaies dénudées laissent passer le pâle soleil d'automne qui fait scintiller les diamants de la neige dont seul l'éclat peut être saisi.

Les clochers des villages alentours carillonnent, la communion avec la nature peut commencer.

Les postées s’appliquent à se fondre dans l’environnement malgré leur gilet orange.

Le concierge de la forêt, le geai, nous informe de son cri rauque, des mouvements dans les fourrés voisins. Mouvement d’un chien ? d’un chevreuil ? d’un gros solitaire qui se défile laissant la harde prendre le vent ?...

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Un chien bien gorgé prend une voie, il s’approche, que mène-t-il ?

Tout à coup le cri de victoire des traqueurs « alahou, alahou » où, où ? Pas ici en tout cas !

Les traqueuses et traqueurs se démènent, ils n’ont pas démérité sur ce terrain dense et truffé de chausse-trappes : fils de fer barbelés, queux de cochons torsadées et piquets en fer abandonnés là depuis la guerre. Les stigmates de la ligne Maginot nous empêchent d’oublier un temps révolu et enlaidissent nos forêts en les rendant dangereuses pour combien de générations encore ? Heureusement aucun accident pour les chiens ou les rabatteurs n’est à déplorer.

 

Une dizaine de coups de feu ont ponctué la poussée quand résonnent les coups de trompe donnant le signal de la fin de traque qui se répètent dans les sou-bois.

 

 Chacune remballe son matériel après avoir déchargé son arme. On se retrouve, on s’interpelle « Qu’as-tu vu ? ». Beaucoup de chevreuils et pas mal de sangliers ont été vus mais se présentant dans de mauvais angles ou trop vite ou trop loin…

 

Le spectacle était au rendez-vous et le tableau ramené promptement au lieu de rencontre est honorable :

un chevreuil et deux sangliers.

Le tableau: 1 chevreuil - 2 sangliers

Merci à nos sponsors : La fédération départementale des chasseurs, les armureries Martin de Thionville, et Anton-Florsch de Woippy, le magasin Décathlon de Terville, qui ont permis de doter chaque participante de cadeaux afin qu’elles se souviennent longtemps de cette journée conviviale qui s’est terminé par un délicieux repas traiteur très apprécié après une journée passée dans la neige.

M.Magnoni et son fils (11ans)

 

Toutes les chasseresses ont chaleureusement remercié nos invitants les Militaires de Thionville,   qui ont su animer  notre repas aux doux sons des ukulélés.

 

Merci à Christophe MAGNONI et à son fils (11 ans) d'avoir quitté une chasse pour venir spécialement sonner les honneurs.

 

 

Cette chasse a été une excellente opération de rapprochement armée-nation, du moins avec une frange dynamique de celle-ci : les chasseresses de sangliers. Et puis il a bien fallu se quitter non sans promettre de se revoir dès le printemps…

 

Voir l'album photos:  ICI

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