BURKINA-FASO: Safari "Spécial Femmes" - 2009
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Cette aventure a pu se réaliser grâce à « Express Safari du Sourou », représenté par Michel LOISEAU, qui a mis sur pied un Safari Spécial Femmes du 7 au 15 février 2009 au Burkina Faso.
La plupart d’entre nous n’avaient jamais chassé en Afrique. Mais qu’à cela ne tienne, l’aventure était prometteuse et le plaisir de nous retrouver au sein d’un groupe de 8 femmes n’était pas pour nous déplaire.
Départ d’Orly Paris par Air Burkina pour arriver 6 heures plus tard à Ouagadougou :
Les premiers contacts étant établis avec nos hôtes venus nous chercher à l’aéroport, nous partons pour le campement après avoir pris quelques rafraîchissements et reçus quelques cadeaux de bienvenue : chemise ‘’Interchasse’’, tee-shirt et casquette au logo du campement…
Nous avons eu également le grand plaisir de pouvoir essayer et chasser avec le Sagittaire One que la maison Verney-Carron a bien voulu mettre à notre disposition au cours de ce séjour (6 exemplaires rien que pour nous !).
Dès le premier jour de chasse, nous sommes réparties en 2 groupes de 4 femmes encadrés par un guide français et accompagnés individuellement par un pisteur.
Découverte totale du biotope : herbes sèches rabougries et craquantes, champs de sorgho et d’arachides déjà récoltés, forêt d’épineux secs, zones irriguées et cultivées essentiellement de légumes verts. Ce contraste de végétations, témoin d’une palette de couleurs dignes du plus grand peintre, est loin de nous lasser.
Le matin, nous chassons à la billebaude*, et parcourons aisément 7 à 10 km. Nous avançons en ligne avec nos pisteurs qui oeuvrent à débusquer le gibier en tapant sur les buissons et les fourrés à l’aide de leur bâton pour faire s’envoler les oiseaux, ou détaler un lièvre. Et c’est également eux, qui recherchent les oiseaux
éventuellement désailés.
Le soir est réservé à la passée des petits oiseaux. Nous sommes postées autour d’un point d’eau où le ciel devient une grande scène animée par le manège des vols magnifiques et magiques des tourterelles, pigeons verts et au soleil couchant celui des gangas, qui atterrissent comme des avions sur un porte-avions.
En dehors de ces merveilleux moments de chasse, où le but n’était pas de faire une quantité de gibier mais de vivre la nature pleinement dans un biotope différent, nous avons eu le grand plaisir d’avoir des contacts avec la population des
villages voisins, d’où étaient originaires nos pisteurs.
Entre autres, nous avons visité l’école primaire du village de LERY où 300 élèves (répartis en seulement 3 classes) nous ont accueillis par des chants locaux de « Bonne Arrivée ».
Ensuite, le Chef et les dignitaires du village nous ont organisé une petite fête typiquement locale : danse des masques en l’honneur des chasseurs et de la famille, suivie de la danse des femmes auxquelles nous nous sommes jointes de bon cœur. Cette fête s’est terminée par une offrande à notre présidente, Martine PION : poulets et œufs blancs symbolisant la vie et la pureté.
Nous avons pu également visiter un dispensaire dans un autre village, et partager avec le prêtre quelques souvenirs de France, car ce dernier avait séjourné dans ma belle région de Lorraine et plus particulièrement aux alentours de Thionville, ville voisine du Luxembourg.
Certes, à la réaction des villageois et d’autres groupes de chasseurs croisés lors de nos déplacements, nous avions bien ressenti que notre présence était un événement. Mais, nous ne pensions pas à quel point, la venue de 8 femmes chasseresses avait dépassé les limites du campement Express Safari du Sourou…
En effet, quelle ne fut pas notre surprise d’avoir la visite du Ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie, qui après avoir visité le camp, a partagé avec nous le repas du midi et a conversé avec chacune de nous. Il a également été très intéressé de connaître les différentes méthodes de chasse pratiquées en France.
A la suite de ces échanges très enrichissants, Monsieur le Ministre nous a proposé un partenariat entre l’Association Nationale de la Chasse au Féminin et les femmes burkinabé afin que ces dernières s’investissent un peu plus dans le monde de la chasse….Si cela aboutit, ce serait merveilleux.
Cette semaine a été pour mes 7 amies chasseresses et moi-même, un ensemble d’émotions inoubliables, que seule l’Afrique peut distiller. Ces images resteront gravées dans nos mémoires.
Maintenant, que nous avons toutes eu la ‘’piqûre’’ de l’Afrique, notre souhait est de vivre d’autres émotions, …chasse aux grands gibiers : antilopes, phacochères, … ?
Nous allons donc lire attentivement les prochaines revues du « Magazine des Voyages de Chasse» pour continuer à rêver et …. peut-être trouver une nouvelle offre de séjour au féminin ?
Avis aux amateurs…..
* Chasser à la billebaude : Mener une partie de chasse où l’on n’a point formé de cordon, ni distribué les places, et où chacun tire à sa fantaisie.
Voir l'album photos: ICI

